#VenezVerifier : 9 jours en Alaska avec Fleury Michon pour vérifier l’origine du surimi


15 October 2015

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Vous avez peut-être suivi mes aventures #VenezVerifier cet été sur les réseaux sociaux.

Cette année, Fleury Michon m’a contacté dans le cadre de son opération #VenezVerifier. Une opération de transparence de grande ampleur qui vise à montrer les coulisses de la fabrication du Surimi. Car oui pour beaucoup, le surimi c’est une vulgaire recette chimique orange et on ne sait pas trop ce qu’il y a dedans.

Alors pour rassurer ses consommateurs et prouver que ses Surimis sont 100% naturels, Fleury Michon nous a embarqués en Alaska pour venir vérifier l’envers du décor avec une une équipe de 3 blogueurs et de 2 consommateurs.

Arrivée à Anchorage

Vous avez peut-être suivi mes aventures sur les réseaux sociaux ou via ma première étape, celle de la visite de l’usine de Surimi en vendée, qui m’a permis de découvrir la simplicité de fabrication du Surimi (cliquez ici pour découvrir la fabrication). Pour aller encore plus loin, nous sommes partis aux Etats-Unis, en Alaska pour voir comment était obtenue la matière première : le poisson. Récit d’une superbe opération marketing vécue à 15.000 km de la France.

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Je vais essayer de condenser un maximum car je sais que les articles longs, c’est long à lire. C’est au départ de Paris que nous avons pris l’avion en direction de Seattle (10h30 de vol) pour ensuite rejoindre Anchorage, disons la ville principale de l’Alaska avec un peu moins de 300.000 habitants.

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Ici, nous sommes restés deux jours le temps de s’instruire un peu sur la pêche au musée d’Anchorage et avec une conférence par la National Océanic and Atmospheric Administration avant le grand départ pour Dutch Harbor. L’occasion pour nous d’en apprendre un peu plus sur les conditions de pêche, et j’ai vraiment été étonné par les mesures de protections et de contrôle. L’élément le plus important à retenir je pense est la notion de quota. Pour chaque saison de pêche, un quota appelé TAC (Totaux admissibles de Captures) est calculé pour définir la quantité maximale d’espèce pouvant être péché.

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Comment est-ce défini ?

En gros, pour la faire courte, des spécialistes définissent la biomasse totale, puis l’ABC, qui est le nombre acceptable de poissons max à pécher (environ 10 à 15% de la biomasse). Une fois cela défini, ils refont un deuxième examen pour définir le TAC, ici le nombre maximum de poisson à pêcher pour la saison, qui représente environ la moitié de l’ABC. Voici un petit graphique plus parlant.

 

Une fois le quota défini, il est reparti entre les différentes sociétés de pêche qui va elle-même répartir le quota entre chacun de ses bateaux. Pour faire respecter ça, et je trouve ça vraiment vraiment bien, un « agent gouvernemental » accompagne les pêcheurs à chacune de leurs sorties pour comptabiliser la pêche effectuée et également comptabiliser la pêche accessoire réalisée. C’est carré !

Aller, assez ri, direction Dutch Harbor !

Dutch Harbor

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Tout ça bien frais en tête, nous voilà partis pour Dutch Harbor, petite île perdue en plein coeur de l’archipel Aléoutiennes (8,3 hab./km2. Oui oui c’est désert).

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Malgré sa toute petite taille, Dutch Harbor représente le premier port de pêche en volume des USA, vous imaginez donc que les volumes de poissons péchés sont importants. Après avoir atterri sur la toute petite piste de l’île, puis rejoint le seul hôtel de l’ile (oui oui) on est parti visiter un peu et surtout rencontrer les stars : les pêcheurs que l’on voit dans la pub TV de Fleury Michon. Un grand moment…

Et voici l’équipe #VENEZVERIFIER

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Après quelques escapades sur l’île nous voilà prêts pour le grand moment du séjour : la pêche en pleine mer pendant toute une journée…

Pêche en pleine mer de Bering

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Lever 2H30 pour le départ à 4h00. Ça pique mais c’est ça aussi la vie de pécheur. Nous nous sommes rendus à environ 60km en bateau de Dutch Harbor, là ou les bancs de colins sont importants à bord de l’Arcturus, un chalutier de la société Trident SeaFood.

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Même si on a eu principalement de la pluie depuis notre arrivée à Dutch Harbor, la météo a été clémente avec nous ce jour là avec simplement quelques nuages et un peu de vent. Les conditions en mer étaient donc plutôt bonnes (Dans les faits, ça bougeait quand même pas mal !)

 

Le temps d’aller au point de pêche, on a pu assister à un spectacle magnifique en trouvant des baleines, des dauphins ou encore des orques sur notre passage. Magique !

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L’occasion également pour le capitaine de nous expliquer un peu le fonctionnement du bateau et de tous les capteurs qu’il a à sa disposition, soit pour diriger le bateau, pour sortir et remonter le filet ou pour repérer les bancs de poissons à proximité du bateau. Technologique tout ça !

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Une fois le bateau arrêté, on a pu assister à la pêche. Le grand moment du voyage. Tout l’équipage était à son poste et savait quoi faire. Quelques instants plus tard, le filet long d’une centaine de mètres était à l’eau pour environ une heure.

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Une fois que la sonde a indiqué que le filet était plein, l’équipage a procédé au remontage et la c’est une partie longue et délicate. Il faut vider le filet mètre par mètre pour lâcher les poissons sur le pont et pouvoir l’enrouler. Bien sur pour garder les poissons au frais, ils sont placés dans la coque du bateau, dans l’eau de mer.

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Deux sessions de pêche ont été réalisées durant la journée. Au total, un peu plus de 300.000 poissons péchés.

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Une fois péchés, les poissons sont directement emmenés à l’usine de l’île. Après notre pêche qui a durée un peu plus de 22h, on est allés faire un petit dodo pour se requinquer un peu.

Et voici la petite vidéo que j’ai réalisée pour vous donner un petit aperçu de la pêche

L’usine de transformation

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Bien sur le maillon manquant pour tout savoir sur la pêche, c’est bien sûr l’usine, alors direction celle d’UniSea à Dutch Harbor qui est le plus gros employeur de l’Île.

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Après un briefing et des contrôles de sécurité à gogo (oui on ne rigole pas avec l’hygiène), Gwendal, le pro de l’audit et du sourcing chez Fleury Michon nous a présenté toutes les étapes de transformation en toute transparence.

L’usine fait plusieurs types de produits avec les poissons, il y a les filets que l‘on achètent au rayon frais, les bâtonnets de poisson, vendues par exemple à McDonald, ou encore la chaire de poisson pour faire du Surimi. C’est ça qui nous intéresse.

Alors comment ça se passe ? Tout est très rapide est les étapes ne sont pas nombreuses. C’est simple il y en à 4.

#1 : Calibrage

La première étape consiste à laver le poisson puis à le calibrer pour pouvoir le couper automatiquement avec des machines qui sont parfaitement synchronisées à la taille du poisson.

#2 : Découpe

Ensuite, une grosse machine s’occupe de « diviser le poisson » pour ne garder seulement que les filets. Le reste (peau, arrêtes, queue…) est envoyé sur une autre ligne pour être transformé (en farine ou en graisse par exemple).

#3 : Filtrage et essorage

Les filets sont ensuite lavés et et filtrés avec d’énormes passoires pour nettoyer la chair et enlever toutes les impuretés et le sang. Cette étape est répétée plusieurs fois pour qu’a la fin il ne reste que de la chair de poisson neutre, sans graisse, sans impurtées mais où toutes les protéines sont conservées.

#4 : Ajout de sucre

Toujours de manière très transparente, Fleury Michon nous a montré qu’ils avaient fait le choix de rajouter du sucre dans leur chair de poisson. Pas de colorants, ni de produits chimiques, juste du sucre pour la simple raison que les protéines ont besoin de ça pour conserver toutes leurs vertus et également pour éviter que lors de la décongélation la chair soit pleine d’eau.

#5 : Congélation

Enfin la chair est transformée en des pains de poisson, ceux que l’on retrouvent à l’usine en Vendée, puis ces derniers sont congelés avant d’être expédiés vers la France.

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Voila voila la vérité sur le Surimi Fleury Michon. Du vrai colin, péché dans les eaux fraiches de l’Alaska. Je salue l’équipe Fleury Michon pour cette belle campagne qui dure depuis deux ans. Ils ont été transparents avec nous sur tous les points, la pêche, la transformation du poisson, la fabrication du Surimi. Rares sont les marques à aller si loin dans des opération marketing mais également en distance 🙂

Pour suivre la suite du parcours du poisson et découvrir la fabrication du Surimi en France, je vous laisse lire notre article ici.

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Coup de chapeau et un grand merci à l’agence Heaven pour l’orchestration de l’opération, à L’agence Public Système pour l’organisation et bien sur aux équipes de Fleury Michon.

Pour finir, voici quelques photos en vrac de Dutch Harbor, petit coin perdu en Alaska 🙂

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Par Julien Fabro

Fondateur de Piwee - Passionné de créativité et chercheur d'idées originales à travers la toile.

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